Journal en ligne - le 2 juillet 2008
Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership – Il n’y a pas de mots pour décrire l’impact que les deux semaines de participation à la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership ont eu sur moi personnellement et professionnellement. Avec le recul, je me rends compte que je ne comprenais pas vraiment quel honneur c’était que d’être choisie comme participante. Ce n’est qu’après mon vol jusqu’à Calgary et après avoir rencontré les autres participants et avoir été emportée par l’excitation et l’enthousiasme autour de moi que je me suis rendu compte à quel point j’avais été chanceuse d’être choisie en tant qu’un des 230 participants à l’événement de 2008. Apparemment, des milliers de personnes présentent une demande, et compte tenu du fait que la conférence n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans, je me compte maintenant vraiment chanceuse.

Photo: Membres du Groupe d'études de la Nouvelle-Écosse
Les participants se sont tous rencontrés à Calgary où l’on nous a donné nos manteaux, nos classeurs et notre sac à portable. Puis, ce fut le départ. Nous avons pris un train en direction de Banff et à notre arrivée, nous nous sommes inscrits au Centre des congrès de Banff. Nous avons passé deux jours et demi à écouter une brochette de conférenciers incroyables et puissants, dont le chef Phil Fontaine, chef national des Premières nations, l’honorable Peter Lougheed (ancien premier ministre de l’Alberta), Sheila Watt-Cloutier, ancienne présidente du Conseil circumpolaire inuit, Dr David Foot, auteur de Boom, Bust, Echo, Jim Balsillie, coprésident-directeur général de Research in Motion, Sherri Torjman, du Caledon Institute et beaucoup d’autres excellents dirigeants communautaires et d’entreprises d’aujourd’hui.
La Gouverneure générale a passé les trois premiers jours avec tous les participants. Un soir, nous nous sommes rendus en autobus au Nakoda Lodge pour un souper et des danses autochtones traditionnelles spectaculaires. Le battement des tambours a envahi la salle à manger et les participants se sont calmés, et nous avons alors pu sentir l’intensité des chants et des battements de tambour traditionnels.

Le lendemain, nous nous sommes séparés en groupes d’étude. Il y avait 16 groupes d’étude en tout et on m’a affectée au groupe de la Nouvelle Écosse. Notre groupe a fini par prendre l’avion pour Sydney, en Nouvelle Écosse, pour commencer sa visite. Le but des affectations au groupe d’étude est de se rendre à divers endroits du pays pour apprendre à connaître ses occasions, ses défis et ses obstacles culturels, sociaux, économiques et politiques. Le premier jour, nous avons visité les étangs de goudron de Sydney et avons rencontré des représentants de l’organisation maintenant chargée de la décontamination. Pendant cette visite, nous avons appris beaucoup de choses de première main : l’impact environnemental des étangs, les retards des efforts de décontamination, les consultations communautaires qui ont eu lieu et le plan qui a été créé pour répondre aux besoins des parties intéressées.
En moyenne, nous nous sommes arrêtés à six à huit endroits chaque jour et avons rencontré des dirigeants communautaires, des politiciens, des universitaires, des aînés et chefs des Premières nations et beaucoup d’autres personnes. Nous avons même visité un certain nombre de fournisseurs de services aux personnes handicapées en cours de route. J’ai été réellement ravie de faire un arrêt à la Team Works Cooperative, une coopérative de services d’emploi qui compte le centre de vie autonome de Halifax de VA Canada parmi ses partenaires. J’ai été soulagée lorsque les représentants ont commencé à utiliser le jargon de la VA, parce que cela a renforcé mes propres interventions au sein de mon groupe d’étude concernant l’inclusion, l’accès et l’intégration complète dans le style de la VA.
Un soir, nous nous sommes joints aux membres du Conseil d’administration de l’Université St. Francis Xavier, à Antigonish, pour un festin de homard dans une étable de toute beauté faisant office de salle de danse, dont l’arrière donnait sur une plage.
Le groupe d’étude de la Nouvelle Écosse comprenait des représentants du secteur des entreprises, des Premières nations, de syndicats et de groupes communautaires. Nous étions vraiment une « drôle de macédoine ». Au début, il y a eu un tout petit peu de tension, surtout à la fin de nos longues journées pendant les discussions de groupe où ressortaient les différents points de vue des membres concernant les défis à relever dans les collectivités. Un des membres du groupe a fait remarquer que nous avions probablement tous des personnalités du « type A », alors gardez cela à l’esprit lorsque je parlerai de mon groupe d’étude et de nos discussions mouvementées dans l’autobus. Un jour, au début de nos pérégrinations, il y a eu comme une percée, la tension s’est envolée, nous avons commencé à nous amuser et à rire sottement des choses les plus bêtes et nos solitudes personnelles ont disparu. Soudainement, nous étions une équipe! L’épuisement peut certainement encourager un sens de l’humour tordu à se manifester.

Photo: Traci en compagnie de la Gouverneure générale
En neuf jours, notre équipe a voyagé de long en large en Nouvelle Écosse, y compris dans l’île du Cap-Breton. Quelle province extraordinaire! Auparavant, j’étais seulement venue à Halifax par avion pour affaires et j’en étais repartie presque aussitôt. Je n’avais aucune idée de la beauté de cette province, de son histoire et de celle de ses résidants.
Une journée très spéciale pour moi a été notre visite à la communauté des Premières nations de l’île Chapel. Un aîné et deux hommes plus jeunes de la communauté ont joué du tambour et deux femmes autochtones d’une beauté extraordinaire ont exécuté la traditionnelle danse du châle.
Un des aînés nous a guidés jusque dans un pré pour nous montrer un lieu de baptême et de sépulture sacré. Nous sommes restés debout dans le pré à écouter les souvenirs d’enfance d’un des aînés micmac et tous les membres du groupe d’études ont ressenti un grand respect pendant cette expérience et se sont sentis honorés qu’on leur permette de visiter un endroit aussi sacré. C’est pendant cette même journée que le premier ministre du Canada a présenté des excuses officielles aux victimes des pensionnats indiens à la Chambre des Communes, alors avec ces événements en toile de fond, vous pouvez fort bien imaginer les sentiments qui nous habitaient ce jour là.
Chaque jour, les membres du groupe d’étude se réunissaient dans le but précis de partager leurs pensées et leurs réflexions sur les rencontres. À de nombreuses occasions, j’étais au-delà de l’épuisement. Beaucoup d’autres membres du groupe d’étude l’étaient aussi et ils n’avaient pas de déficience. Après nos nombreux déplacements en Nouvelle Écosse, nous avons pris l’avion en direction d’Ottawa, notre destination suivante.
À Ottawa, chaque groupe d’étude a mis la dernière main à sa présentation pour la Gouverneure générale. Notre groupe de la Nouvelle Écosse a été le premier choisi pour faire sa présentation, alors nous avions beaucoup de travail à faire pour créer notre présentation multimédia sur notre aventure. Naturellement, comme j’étais à Ottawa, j’ai fait appel au personnel de VA Canada pour nous aider. Kier est arrivé au pas de course pour aider à préparer notre présentation multimédia et il a roulé mon collage pour le faire balayer et photocopier pour le public. Notre groupe voulait attirer l’attention du public dès le départ, alors nous avons naturellement décidé d’essayer de trouver un joueur de cornemuse. À qui fait on appel lorsqu’on a besoin d’aide pour trouver quelque chose d’inhabituel et qui sort de l’ordinaire? Le personnel de VA Canada, bien sûr! Diane Champagne, ma nouvelle adjointe administrative, a appelé toutes les personnes qui pourraient avoir quelque chose à faire avec les cornemuses. Et voilà, en trois heures, le tour était joué : nous avions réservé les services d’un joueur de cornemuse pour le lendemain. Tout le personnel de VA Canada a mis la main à la pâte et leur aide a vraiment eu un impact positif et a impressionné le groupe.
Le collage dont j’ai parlé est un montage de citations, de scènes pittoresques et de quelques uns des logos que j’ai découpés dans les documents de promotion que nous avons reçus des nombreuses organisations que nous avons visitées. C’est avec ces éléments que j’ai créé cette mosaïque de l’expérience du groupe d’étude de la Nouvelle Écosse.

Photo: Collage du Groupe de la Nouvelle-Écosse
Pendant deux jours, tous les groupes d’étude ont présenté leurs constatations ou rapports à la Gouverneure générale. J’ai tellement de choses à vous dire sur ce qui s’est passé tout au long de la conférence, de nos présentations et de la récapitulation, mais j’ai encore besoin de quelques jours pour me détendre et faire moi même le point sur tout ça.

Photo: La Gouverneure générale se joint à la danse
Au gala de clôture, le président de l’événement, Rick George, et d’autres anciens nous ont avertis qu’il nous faudrait quelques semaines pour décanter nos idées et impressions. La conférence a été un vrai tourbillon et l’expérience a été tellement intense que les participants ont besoin d’un peu de temps pour pleinement absorber tout ce qu’ils ont vécu. J’ai beaucoup d’autres choses à vous dire, mais je n’ai pas fini de reprendre des forces. Je ne veux pas priver les lecteurs d’informations sur l’impact de l’événement, alors donnez-moi quelques jours et j’afficherai d’autres impressions sur cette expérience.

Photo: Le Groupe d'études de la Nouvelle-Écosse et la Gouverneure générale
La prochaine fois, j’écrirai aussi sur la réunion de notre Conseil d’administration national à Shippagan et son impact dans cette collectivité.
Prenez soin de vous et à bientôt.
Traci











