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Profile de Consommateurs


Michael Armstrong
Nouvelle Écosse

« Les roses », dit-il en en plaçant une douzaine dans un seau. « Ce sont elles qui me soutiennent ».

C'est ce que dit Michael Armstrong, ou « Twelve » comme il préfère quon l'appelle. Ce nom lui vient de la chute d'une hauteur d'une douzaine d'étages qu'il a fait dans une carrière alors qu'il faisait son jogging. Il s'est brisé presque tous les os du corps, a subi une fracture du crâne et a été trois mois dans le coma. Twelve a ensuite passé un an et demie dans un hôpital où, contre toute attente concernant sa survie ou sa récupération, il a appris à utiliser un fauteuil roulant, puis une canne pour se déplacer.

Après sa réadaptation dans sa ville natale de Halifax, Twelve a décidé de vendre des roses plutôt que de devenir bénéficiaire de l'aide sociale. « Je fais de mon mieux pour vivre et survivre », dit-il. Sa détermination féroce à vivre sa vie pleinement dans les conditions qu'il choisit lui-même est un exemple d'une personne qui vit selon la philosophie de la Vie autonome.

Bien qu'il ait eu à faire face à de dures réalités de la vie, ses yeux s'illuminent lorsqu'il parle des roses. Elles lui apportent de la joie, une paix intérieure et un but dans la vie. Les roses sont ce qui motive Twelve à poursuivre sa route jour après jour.

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Lucie Lemieux-Brassard
Québec

En 1991, après un accident, la vie de Lucie Lemieux-Brassard a brutalement changé. Elle s'est retrouvée en fauteuil roulant et a dû quitter son emploi parce quil n'y avait pas d'ascenseur dans l'immeuble où se trouvait son bureau au deuxième étage. Malgré les difficultés, Lucie n'a pas abandonné. Elle a plutôt lutté contre sa dépression et a atteint de nouveaux sommets en tant que protectrice engagée des droits des personnes ayant des déficiences.

Lucie habite à Montréal avec son époux et son fils. Depuis son accident, beaucoup de médecins lui ont dit qu'elle a trop de problèmes de santé pour être en mesure de bien s'occuper de sa famille. Elle ne cesse de leur prouver qu'ils ont tort et de montrer que les personnes ayant des déficiences peuvent être des membres actifs à part entière de leur collectivité.

Cette conviction de Lucie en la citoyenneté à part entière des personnes handicapées la amenée à s'inscrire à l'école de droit. Elle s'est engagée à utiliser ses compétences en tant qu'avocate pour promouvoir les droits des Canadiens et Canadiennes ayant des déficiences. En particulier, Lucie est devenue très active au sein de nombreuses organisations provinciales et nationales de personnes handicapées.

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Sharron Garrah
Ontario

Sharron Garrah applique la philosophie de la Vie autonome (VA) dans tous les aspects de sa vie. En 1983, elle a commencé à travailler pour le centre-ressources pour la vie autonome de la région de Waterloo, en Ontario, en tant qu'auxiliaire dans le cadre d'un programme de logement en milieu de soutien. À mesure que sa sclérose en plaques (SEP) progressait, elle est passée à un poste de supervision et a plus tard démissionné pour devenir elle-même consommatrice de services auxiliaires. Elle est aussi demeurée active dans sa communauté.

À titre d'exemple, Sharron s'est jointe au Conseil d'administration du CRVA, puis en est devenue la présidente en 1999; elle participe au bureau des conférenciers de l'organisme Kids on the Block; fait partie du comité de planification de la Journée internationale des personnes handicapées; est devenue un membre de la section locale de la Société canadienne de la sclérose en plaques et sert de ressource pour d'autres personnes atteintes de la SEP; demeure active au sein de sa paroisse; est un membre du comité consultatif sur les services de transport adapté de la région; et s'est tout récemment inscrite à un programme de vol libre à l'intention des personnes ayant une déficience. Ce n'est là qu'une courte liste de ses réalisations.

Les expériences de Sharron font en sorte qu'elle apprécie encore plus la philosophie de la Vie autonome. « Je fais ce que je peux, quand je peux, et je ne m'en fait plus pour les choses que je ne peux plus faire... Nous ne sommes que des gens ordinaires qui vivent une vie ordinaire... Dans mes circonstances, je considère que j'ai deux choix : je peux m'asseoir et m'apitoyer sur mon sort, ou je peux continuer à vivre. Moi, j'ai choisi de vivre ma vie. c'est ça la Vie autonome : c'est se créer une vie. »

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Debbie Guertin
Ontario

Debbie Guertin a commencé à travailler pour le cabinet d'experts-comptables Ernst & Young LLP en octobre 1972 au service de dactylographie central en tant que dactylo-dictaphoniste, puis à titre d'opératrice de machine à écrire à cartes magnétiques. C'était à l'époque où l'on n'utilisait pas encore les ordinateurs pour préparer les états financiers. Auparavant, elle avait travaillé pour l'Institut national canadien pour les aveugles.

Aujourdhui, Debbie est un membre clé du centre du courrier d'Ernst & Young pour la Région du Grand Toronto et elle joue un rôle important dans la distribution de tout le courrier du cabinet. Elle est un membre actif du comité de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que du comité de mises en candidature pour la reconnaissance et les récompenses du cabinet.

Pendant ses loisirs, Debbi servait de présidente de Glenvale Players, une troupe de théâtre de Toronto pour les personnes malvoyantes ou aveugles. Debbie a réalisé plusieurs pièces, a elle-même joué dans certaines d'entre elles et fait la promotion des activités à venir du groupe avec enthousiasme.

Tous les collègues de Debbie à Ernst & Young sont très fiers de ses réalisations des trente dernières années. Pour les membres de la communauté des personnes handicapées, les réalisations de Debbie sont aussi un exemple de ce que peut faire une personne qui vit sa vie pleinement et de façon autonome, en conformité avec la philosophie de la Vie autonome que nous célébrons à l'échelle nationale le 3 décembre 2002.

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Joe Hearn
Manitoba

Il y a quelques années, le CRVA de Winnipeg a appelé Joe Hearn pour lui demander si cela l'intéresserait de travailler bénévolement à la réception du Centre. L'histoire ne fait que s'améliorer à partir de ce moment. Joe nétait plus actif sur le marché du travail depuis quinze ans et il avait toujours cru quil devrait être capable de se débrouiller sans aide à domicile. L'offre du CRVA lui a donné une nouvelle perspective. Il a vu qu'il n'y avait rien de mal à demander de l'aide. Il est donc devenu la voix accueillante du CRVA de Winnipeg. Depuis, sa vie s'est améliorée de bien des façons.

Joe a bientôt commencé à participer au programme de formation professionnelle autogérée afin de pouvoir poser sa candidature au poste de réceptionniste, et en 1999, il a atteint son but. Le travail n'a pas seulement été valorisant pour Joe; il lui a aussi permis de découvrir ses pouvoirs. Il sait maintenant que sa voix et son opinion ont de la valeur. Il décrit l'expérience de travailler comme « une euphorie qui ne passe pas ». Il a plus de responsabilités maintenant, puisqu'il est conseiller à temps partiel en information et aiguillage. Les personnes qu'il rencontre reçoivent des conseils et de l'information d'un individu sage qui connaît fort bien tous les principes de la vie autonome. Aujourd'hui, Joe est un homme heureux qui contribue à la société, qui apprécie au plus haut point la vie qu'il mène actuellement et qui fait comprendre aux autres ce que cela signifie vraiment de vivre pleinement selon les principes de la VA.

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Deborah Kennard
Québec

En 2002, Deborah Kennard a reçu le prix du Consommateur par excellence de l'année de l'Association canadienne des centres de vie autonome. Ce prix reconnaît une personne qui est parvenue, malgré les obstacles, à choisir et à suivre une ligne de conduite qui lui a permis d'atteindre un but professionnel ou personnel.

Deb est née dans une famille qui lui est d'un grand soutien et qui compte deux soeurs et un frère. Lorsqu'elle avait douze ans, la famille s'est installée dans un quartier anglophone de Montréal. Au début de la vingtaine, Deb a vécu pendant plusieurs années dans un hôpital. Plus tard, elle est déménagée dans un centre de réadaptation entièrement francophone. Deb a relevé le défi et a appris le français, a développé son propre ensemble d'aptitudes à la vie autonome et a fini par s'inscrire à l'Université McGill où elle étudie la psychologie.

Récemment, Deborah a été un membre fondateur du premier centre-ressources pour la vie autonome de la ville de Montréal. Son aisance à s'exprimer tant en français qu'en anglais ainsi que son leadership ont été critiques pour l'établissement et le développement du CRVA-MM.

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Gabrielle Lightfoot
Columbie Britannique

Gabrielle Lightfoot est née avec une anomalie congénitale à la hanche, mais elle n'a pas laissé cette déficience l'empêcher de mener une vie très créative. Ses oeuvres évoquent l'espoir et la continuité, réveillent chez les autres les aspirations et le désir d'atteindre leurs objectifs et les encouragent à se dépasser pour y parvenir, comme elle la fait elle-même. Gabrielle, qui habite à Richmond depuis 1971, est maintenant une entrepreneure ayant son propre commerce d'oeuvres d'art et de conception appelée Earth Angel Creations (ce qu'on pourrait traduire par « créations de l'ange de la terre ».

La première fois que Gabrielle est entrée en contact avec le CRVA de Richmond, c'est parce qu'elle avait besoin d'un fauteuil tricycle. Le Centre a réussi à convaincre quelqu'un de lui en donner un, et à partir de ce moment-là, Gabrielle participe de plus en plus au travail du Centre. En collaboration avec le CRVA, elle travaille à la création de son propre espace Web pour vendre ses objets d'art et d'artisanat. Gabrielle a 51 ans. Son côté artistique est ressorti il y a environ dix ans. Elle croit profondément en la philosophie de la VA et elle est la preuve que dans chaque individu se trouve le germe d'une vie riche, active et pleinement satisfaisante. Elle est à tous points de vue une ambassadrice de la VA.

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Denis Lévesque
Quebec

Denis Lévesque est né avec le spina bifida, et bien qu'il ait dû affronter de nombreux obstacles à son inclusion entière, il a toujours défié le système et gagné.

Denis vit à Trois-Pistoles, au Québec, et travaille au centre-ressources pour la vie autonome de cette collectivité. Grâce à la détermination de ses parents, il a fréquenté l'école publique ordinaire avec ses pairs non handicapés. Plus tard, il a poursuivi ses études à l'école technique et a obtenu un diplôme en services sociaux. Denis utilise maintenant son engagement personnel et professionnel à l'égard de la Vie autonome pour aider d'autres personnes dans la collectivité.

Comme la plupart d'entre nous, Denis a l'intention de continuer à travailler pour soutenir et élever sa famille. Dans l'avenir, il aimerait se rendre dans l'île des Basques et apprendre à conduire une bicyclette adaptée.

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Kelly Nadeau
Alberta

C'est peut-être les chercheurs d'or de la ruée de 1898 qui ont inspiré à Kelly Nadeau, natif de Dawson City, au Yukon, la détermination nécessaire pour surmonter les obstacles et foncer vers l'or.

Kelly n'a jamais eu une bonne vue. Il a travaillé dans l'industrie pétrolière et gazière et la vente au détail de véhicules automobiles. En 1994, lorsqu'il est devenu aveugle au sens de la loi, il a décidé de changer d'orientation. Il a demandé l'aide du centre-ressource pour la vie autonome de Vernon, en Colombie-Britannique, pour examiner ses options. Pendant qu'il étudiait en vue d'obtenir son diplôme en administration des affaires, Kelly a travaillé au Centre. Depuis 1999, il coordonne à Vernon le projet Affronter le mer et arriver à bon port, un projet national de VA Canada (anciennement l’ACCVA) qui aide les personnes handicapées à poursuivre leurs objectifs en matière d'emploi.

Pendant ses loisirs, Kelly aime faire du sport. Il a déjà skié, mais il fait maintenant de la planche à neige. En 2002, il a participé avec Lucas Grossi (du camp Gimps on the Glacier) et son équipe aux finales de la compétition de planche à neige adaptée de la United States Adaptive Snowboarding Association (USASA) à Mammoth, en Californie, et a mérité la médaille d'or dans deux épreuves. On trouve un article sur Kelly dans le numéro de l'hiver 2002 de la revue Abilities (revue Anglaise). Avec un peu d'aide de ses amis et de la philosophie de la VA, Kelly encourage aussi les chercheurs d'emploi à poursuivre leurs rêves et à foncer vers l'or.

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Wendy Pederson
Alberta

C'est noir sur blanc : Wendy Pederson est tout en couleurs! Bien que cette grand-mère souffre du syndrome de stress post-traumatique qui cause de graves accès de dépression et qu'elle ait aussi le diabète qui a commencé à affecter sa vue, elle s'affaire actuellement à lancer sa propre entreprise (Crafty Cougar Designs). Elle est aussi occupée à bâtir son propre site Web qui sera axé sur ses « Oeuvres originales », des objets d'art dont elle a déjà vendu certaines pièces en Australie, aux Etats-Unis et, bien sûr, au Canada.

Cette femme charmante et vive est la concierge de l'immeuble où elle habite et elle fréquente actuellement le collège Bow Valley à temps partiel pour obtenir son diplôme en décoration intérieure. Elle prépare aussi ses chefs-d'oeuvre de travail sur cuir autochtones et de l'Ouest en vue de cinq ventes d'objets d'artisanat qui auront lieu en novembre.

Wendy a toujours été active. Pendant l'année, elle a travaillé bénévolement au service d'entraide en tant que réceptionniste et à la Calgary Urban Project Society à titre de professeure d'art autochtone, et elle a participé à la collecte de fonds.

Ce que les gens ne savent pas au Canada est noir sur blanc. La capacité des personnes ayant des déficiences de participer et de contribuer est une richesse inexplorée, inespérée et illimitée. Comme le dit Wendy : « Tout n'est pas noir sur blanc dans la vie, mais il faut y ajouter nos propres couleurs ». Peut-être que Wendy était une richesse inexplorée et inespérée, mais elle est définitivement illimitée!

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André Robichaud
New Brunswick

Même si André est né avec une insuffisance rénale et qu'il doit se soumettre à une dialyse la nuit, cela de la pas empêché de progresser vers l'atteinte de ses buts.

André est déterminé à demeurer autonome et actif malgré les obstacles qui se dressent devant lui. Même en étant en dialyse, il a poursuivi et terminé ses études secondaires. Grâce à une première greffe de rein bien réussie, il a su pour la première fois de sa vie ce que c'est que de déborder d'énergie. Il a pu finir ses études post-secondaires, puis il s'est trouvé un emploi à plein temps dans un Centre d'accès communautaire.

Il y a deux ans, André a recommencé à connaître des problèmes de santé et son système a rejeté son rein greffé. Il a donc dû recommencer à subir une dialyse la nuit. Cela ne la pas empêché de vouloir travailler et on le retrouve encore aujourd'hui au service du même Centre d'accès communautaire.

Ses plans d'avenir? André veut poursuivre ses études en informatique et se tailler une carrière dans ce domaine. Il affirme que les services et le soutien qu'il a reçu du Centre de Ressources de Vie autonome de Shippagan l'ont grandement aidé à conserver son désir d'autonomie.

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Lise Valiére
Ontario

Lise est une personne sensible qui a un sens de l'humour tellement discret que par moments, elle ne se rend même pas compte à quel point elle est drôle. Tout le monde qui entre en contact avec elle ne peut faire autrement que de l'aimer.

Lise travaille depuis huit ans au centre-ressources pour la vie autonome de Kapuskasing. Elle a le don de mettre les gens à l'aise et de toujours leur rappeler qu'une des choses qui comptent le plus dans la vie, c'est de croire en soi. Pendant ses jours de congé, elle aide les autres en offrant un répit aux parents de jeunes adultes ayant des déficiences.

L'histoire de Lise est remarquable parce qu'elle se bat depuis l'enfance contre les démons de la dépression, des crises de panique et d'une faible estime de soi. Avec l'aide du CRVA de Kapuskasing et d'un bon psychiatre, elle a réussi à améliorer son estime de soi et sa confiance en soi à un point tel qu'elle peut maintenant redonner aux autres ce qu'elle a reçu et mener une vie autonome. « Il y a eu des jours où je me suis demandée si je serais encore ici sur terre. À certains moments de ma vie, j'ai voulu mettre fin à la tristesse, dit Lise. Le CRVA ma redonné ma vie. »

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