Quoi de neuf?
Il y a toujours quelque chose de neuf et d'excitant qui se passe au VA Canada. Lorsque quelque chose se passe au sein du mouvement de la Vie autonome, c'est ici que vous en entendrez parler en premier.
Document d’information - Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées
Le Canada a été l’un des premiers pays à signer la Convention lorsque celle-ci a été ouverte à la signature le 30 mars 2007.
Le but de la Convention est « de promouvoir, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits et de toutes les libertés fondamentales des personnes handicapées, et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque ». La Convention réaffirme que les personnes handicapées jouissent des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels reconnus en droit international.
La Convention oblige essentiellement à faire en sorte que les personnes handicapées ne soient pas victimes de discrimination et bénéficient d’accommodements raisonnables. Ces obligations de base sont ensuite précisées au moyen de dispositions spécifiques portant notamment sur la liberté d’expression, les droits politiques, la liberté et la sécurité de la personne, la personnalité juridique, l’éducation, la santé et l’emploi. La Convention stipule également quelques dispositions ayant trait plus particulièrement à la situation des personnes handicapées, comme l’accessibilité, l’autonomie de vie et l’inclusion dans la société, ainsi que les processus d’adaptation et de réadaptation par lesquels les personnes handicapées apprennent à fonctionner pleinement en société.
Le gouvernement du Canada a consulté les gouvernements provinciaux et territoriaux tout au long du processus de négociation, de signature et de ratification de la Convention. La société civile a également été consultée dans le cadre d’une table ronde nationale réunissant des parties concernées ainsi que d’une consultation en ligne ouverte au public. On a de plus sollicité le point de vue de groupes autochtones autonomes sur les conséquences que pourrait avoir la ratification du traité sur leur collectivité.
Pour publication immédiate
Le ministre Cannon invite des intervenants du milieu des personnes handicapées à assister à la ratification de la
Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU
Média substitues : ( DOC | PDF)
La Convention fait progresser les droits des personnes handicapées en tant que droits humains
New York, 11 mars 2010 – Aujourd’hui, le gouvernement du Canada a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies. Le Canada devient ainsi le 82e pays à avoir pris cet engagement international à protéger et à faire progresser les droits humains des personnes handicapées.
Traci Walters, conseillère nationale auprès de Vie autonome Canada, était présente au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York pour assister à ce moment historique. « La ratification d’aujourd’hui marque le point culminant d’années de travail par le gouvernement du Canada et les organisations qui représentent les Canadiens handicapés », a-t-elle dit. « Elle montre aux Canadiens handicapés que notre gouvernement est tout à fait résolu à promouvoir et à protéger les droits humains de tous les citoyens canadiens. »
« On ne peut pas surestimer l’importance de la ratification de la Convention pour les Canadiens handicapés », a dit Kelly Nadeau, président du Conseil d’administration de Vie autonome Canada. « La ratification garantit la prise en compte des droits des Canadiens handicapés dans toutes les sphères de la vie canadienne et est une reconnaissance internationale des contributions que font les personnes handicapées à la société canadienne. »
En déposant la Convention à la Chambre de communes le 3 décembre 2009 pendant la Journée internationale des personnes handicapées, le gouvernement du Canada avait promis de considérer les questions touchant les personnes handicapées comme des questions d’importance nationale. Aujourd’hui, le gouvernement a tenu sa promesse.
« Il s’agit réellement d’un jour historique pour les personnes handicapées au Canada et ce fut un honneur d’être invitée à participer à la dernière étape du processus », a indiqué Mme Walters. « Aujourd’hui, les Canadiens handicapés sont extrêmement reconnaissants envers tous les membres du Parlement et tous les partis pour leur appui à l’égard de l’élaboration et de la ratification de la Convention, ainsi qu’aux groupes comme le Conseil des Canadiens avec déficiences et l’Association canadienne pour l’intégration communautaire qui ont joué un rôle important en représentant les Canadiens handicapés au pays et sur la scène internationale. »
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Pour tout renseignement :
Traci Walters, conseillère nationale auprès de Vie autonome Canada
613-563-2581, poste 13
Le don par anticipation
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Polices d’assurance vie
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Article tiré du journal Perspectives, numéro du 31 juillet au 6 août 2008
La frustration causée par le stationnement s’intensifie pour les personnes handicapées
par Paul Leavoy, journaliste à Perspectives
Ça peut être frustrant de voir n’importe quel conducteur stationner sa voiture dans une place réservée aux personnes handicapées sans recevoir une contravention.
Mais imaginez ce qu’on peut ressentir lorsqu’on est un conducteur handicapé qui stationne en toute légitimité dans une place réservée aux personnes handicapées et qu’on trouve une contravention de 300 $ plaquée sur son pare brise.
C’est une frustration que Meenu Sikand ressent régulièrement.
Cette résidante de Woodbridge a été blessée à la colonne vertébrale à l’âge de 22 ans et depuis, elle utilise un fauteuil roulant. En tant que militante pour l’accessibilité et coordonnatrice des efforts en ce sens à la région de Peel, elle s’est efforcée d’attirer l’attention sur les faiblesses des normes d’accessibilité de la ville de Vaughan.
Toutefois, pour ce qui est d’éviter les contraventions de stationnement, elle n’a pas été chanceuse.
Même si Mme Sikand a un permis bien en vue dans le pare brise de sa minifourgonnette et des collants officiels sur ses deux plaques d’immatriculation, elle continue de recevoir des contraventions dans les stationnements privés et des magasins de détail partout dans la ville.
« C’est tellement agaçant et frustrant », dit Mme Sikand.
Bien que ces contraventions soient toujours annulées lorsqu’elle les apporte au service des règlements municipaux de la ville pour s’expliquer, elle fait remarquer qu’elle doit quand même s’absenter de son travail pendant une demi journée et se promener dans la ville simplement pour corriger une situation qui n’a pas sa raison d’être.
« Ce n’est pas pour rien que nous avons des permis », dit Mme Sikand, qui a reçu jusqu’à trois contraventions en un seul mois.
Elle n’arrive pas à s’expliquer pourquoi elle continue de recevoir des contraventions et ne peut que conclure que les agents chargés d’appliquer les règlements municipaux ne font pas assez attention pour déterminer si son véhicule est légitimement stationné.
Mais, comme le fait valoir Mme Sikand, c’est difficile de ne pas le remarquer.
En plus de son permis et des étiquettes, il suffit de jeter un coup d’œil à l’intérieur du véhicule de Mme Sikand pour voir qu’il ne s’agit pas d’un véhicule ordinaire. Des banquettes ont été enlevées et l’espace a été aménagé pour qu’il soit facile d’entrer et de sortir du véhicule.
Et grâce à une autre lacune dans l’application des politiques sur l’accessibilité de la ville, il arrive que sortir de son véhicule et y entrer ne soit pas une tâche facile. Dans plusieurs terrains de stationnement, notamment l’épicerie No Frills près des chemins Weston et Rutherford, les lignes délimitant les places de stationnement pour personnes handicapées n’assurent pas suffisamment d’espace de chaque côté du véhicule pour leurs utilisateurs.
Par conséquent, les conducteurs d’autres voitures ont tendance à stationner trop près des places dont les lignes diagonales peintes indiqueraient normalement que les utilisateurs des places de stationnement pour personnes handicapées ont besoin de plus d’espace à gauche et à droite de leur véhicule.
« Cela fait trois ou quatre ans que ça dure », dit Mme Sikand. « Ceci peut être très frustrant pendant l’hiver, parce qu’il arrive qu’on revienne à notre véhicule et qu’il n’y ait pas assez d’espace pour y entrer, ce qui fait qu’il faut tout simplement attendre que l’autre conducteur revienne à sa voiture. »
Elle a demandé au coordonnateur de l’accessibilité de la ville de Vaughan d’examiner ces deux questions et a aussi parlé aux membres du conseil municipal, mais sans succès.
Il a été impossible de joindre les deux membres du conseil municipal siégeant au comité consultatif sur l’accessibilité de la ville, soit le conseiller régional Gino Renate et la mairesse Linda Jackson, avant l’heure de tombée.
Les directives de la ville sur l’accessibilité précisent qu’une personne handicapée peut utiliser une place de stationnement réservée aux personnes handicapées simplement en affichant son permis de stationnement spécial bien en vue sur son tableau de bord.
Meenu Sikand, qui utilise un fauteuil roulant, reçoit régulièrement des contraventions parce qu’elle stationne dans des places réservées aux personnes handicapées, même si son permis est bien exposé dans son véhicule.
On voit sur les plaques d’immatriculation de Mme Sikand les étiquettes requises pour indiquer qu’elle est autorisée à utiliser les places de stationnement réservées aux personnes handicapées.
Les défis que présente la modification de la marque
Par Andy Levy Ajzenkopf
Le 23 juin 2008
Répondez à cette question : Quelle est la première compagnie de boissons gazeuses en importance au monde? Il y a de fortes chances pour que vous ayez répondu Coca Cola ou Pepsi Cola. Et ce sont effectivement les première et deuxième compagnies au cours de n’importe quel mois donné. Alors comment se fait il que vous connaissiez la réponse? C’est simple : à cause du marketing de la marque.
En principe, l’équation est évidente. Plus vous arrivez à graver le nom et la cause de votre organisation dans la conscience du public, plus vous causerez d’impact et de réactions. Pour dire les choses crûment, dans le monde des affaires, plus vous vous faites remarquer (et plus on vous considère comme une entreprise socialement responsable ou qu’on vous associe à une marque), plus vous réaliserez de ventes.
Dans le cas des organismes sans but lucratif, ce n’est pas tout à fait aussi simple. Les organismes du secteur bénévole doivent créer une marque en gardant à l’esprit des buts sociétaux et en espérant attirer des donateurs. Mais cela ne veut pas dire que c’est impossible. Pensons à Centraide ou à l’Armée du Salut, deux importants organismes de bienfaisance que la plupart des Canadiens peuvent reconnaître et dont ils connaissent assez bien le travail. Et on retient et reconnaît tout aussi facilement leurs logos : la main ouverte surmontée d’un arc en ciel de Centraide et le bouclier rouge qui est la marque de l’Armée du Salut.
Mais qu’est ce qui arrive lorsqu’une organisation veut modifier sa marque? Ça, c’est une tout autre affaire. Imaginez ce que vous feriez si l’on vous demandait comment vous changeriez la mission ou le logo iconique de Centraide (pas que cela soit nécessaire) pour le rendre plus pertinent ou mémorable. Ce n’est pas facile.
Janay Ferguson, présidente de LiteHouse Strategic Marketing and Communications de Calgary, travaille exclusivement avec les organismes sans but lucratif et offre cette description d’une modification de la marque. « Lorsqu’on parle de modification de la marque, on suppose qu’une marque existe déjà. Si tel est le cas, une modification de la marque consiste tout simplement à mettre à jour la marque existante, ce qu’on peut aussi appeler le rafraîchissement de la marque », dit elle. « Je définis une marque comme l’expression de la vision, de la mission et des valeurs d’une organisation ainsi que des aspects qui la distinguent des autres et de ses aspirations, le tout exprimé d’une façon qui est facile à comprendre et dont on se souvient bien. »
À la recherche de l’autonomie
Selon Ferguson, une modification de la marque est nécessaire si la mission d’une organisation a changé. Et il faut se poser des questions avant de se lancer dans l’aventure de la modification de la marque.
« Qu’est ce qui motive le changement? Est ce que la vision ou la mission a changé? Ce sont les deux principaux facteurs qui font la notoriété de la marque. S’ils ne sont pas modifiés, alors la marque devrait demeurer intacte. Peut-être s’agit-il simplement d’une question de communication et de marketing, du désir de mieux expliquer la marque et de la faire mieux connaître aux gens », dit elle. « Je recommande qu’on fasse une vérification de la marque environ tous les cinq ans. On peut ainsi mesurer les perceptions et l’efficacité de la marque existante, ce qui aidera à déterminer si une modification ou un rafraîchissement de la marque est nécessaire. »
À Ottawa, Traci Walters, directrice nationale de Vie autonome Canada (VA Canada), anciennement connue sous le nom d’Association canadienne des centres de vie autonome (ACCVA), se souvient comment et pourquoi son organisation est passée à une nouvelle stratégie de marque en mai dernier après avoir été connue pendant plus de 20 ans sous le nom de l’ACCVA.
« Au printemps de 2007, nous avons annoncé un nouveau logo et un nouveau slogan, et nous avons alors cru que notre travail d’établissement de l’image de marque était terminé. Nous avons créé le nouveau logo et le slogan… et nous avons gardé notre nom original. Toutefois, en mai 2007, notre Comité du marketing a tenu un laboratoire de pensée avec des représentants d’entreprises pour sonder leur façon de penser. Ils ont soulevé des questions qui nous ont fait réfléchir et nous ont fait voir que notre travail n’était pas encore terminé », se rappelle t elle. « La question la plus percutante était : “Pourquoi vous appelez vous l’Association canadienne des centres de vie autonome?” Je ne sais pas combien de fois des personnes m’ont dit qu’elles croyaient que les Centres étaient des endroits où des gens habitent, parce qu’ils ne se rendaient pas compte que nos organisations membres sont en fait des centres locaux de ressources pour les personnes handicapées. »
Pour Mme Walters, ce fut une révélation. Elle s’est rendu compte que les dirigeants d’un organisme sans but lucratif doivent parfois prendre un certain recul pour voir leur organisation d’un œil neuf.
« Un des représentants d’entreprise que nous avions invité a indiqué que si notre principal mandat était de promouvoir le mouvement et la philosophie de la Vie autonome, pourquoi ne pas tout simplement nous appeler Vie autonome Canada », dit Mme Walters. « Je me souviens d’avoir regardé divers autres membres du Conseil autour de la pièce et d’avoir vu la lumière se faire dans l’esprit de tous. Cette suggestion avait tellement de bon sens. Avec le recul, je me demande pourquoi il nous a fallu 20 ans et une personne de l’extérieur pour comprendre cela. Pendant notre processus d’établissement de notre marque, je ne crois pas que nous avons demandé l’avis du secteur des entreprises du Canada. Nous avons consulté les membres locaux, les personnes handicapées et d’autres parties intéressées, mais nous avons oublié le secteur des entreprises. »
La révision de la vision
La plupart des spécialistes du marketing sont d’accord pour dire que les énoncés de vision et de mission sont ce qui détermine le succès de toute marque ou modification de la marque.
« L’énoncé de vision représente ce à quoi l’organisation aspire, ce qu’elle veut réaliser. Habituellement, c’est cette vision qui inspire les gens à s’impliquer ou les amène à appuyer une organisation particulière plutôt qu’une autre », explique Mme Ferguson. « L’énoncé de mission explique de façon plus détaillée comment l’organisation a l’intention de réaliser sa vision ou, en d’autres mots, les personnes ou organismes en cause, les actions proposées et la raison d’être de l’organisation. Il indique aux gens pourquoi l’organisation existe et est pertinente. Évidemment, la marque est une expression de tous ces points. »
En plus de changer le logo et le nom de l’organisation, Mme Walters et VA Canada ont aussi dû concevoir une nouvelle vision et une nouvelle mission pour l’organisation.
« Après avoir passé tant de temps à mettre au point un nouveau logo [nous n’en avions pas auparavant] et un slogan et, en fin de compte, un nouveau nom, il était important de nous donner une voix nationale. Nous nous sommes rapidement rendu compte que nous avions besoin de messages cohérents », ajoute Mme Walters. « Nous avons passé les quelques derniers mois à créer nos nouveaux énoncés de mission et de vision et d’autres énoncés de marketing et à établir un guide de style que l’ensemble du réseau [de Centres de vie autonome] utilisera. »
La modification de l’image de marque — un travail d’équipe
Mme Walters ajoute que VA Canada a fait participer des parties intéressées, des groupes de discussion, son conseil d’administration ainsi que les directeurs généraux des CVA au processus de modification de l’image de marque afin d’obtenir un consensus sur les changements.
« Aussi frustrant que le processus puisse sembler par moments, il était nécessaire d’obtenir l’acceptation des membres de notre réseau », explique t elle. « En quelques mois seulement, 12 Centres de vie autonome ont adopté le [nouveau] logo et le slogan. Auparavant, chaque CVA avait un logo différent. C’est la reconnaissance constante et continuelle de notre marque qui réglera un grand nombre de nos problèmes liés à l’image, à la communication et aux messages. Une marque, c’est beaucoup plus qu’un logo. Nous avons aussi créé des outils d’établissement de la marque, dont un guide de style, des documents présentant des messages clés pour divers publics, des modèles pour les bulletins, des présentations en PowerPoint, un lexique sur l’incapacité et beaucoup plus encore. »
VA Canada a aussi retenu les services d’un organisme de relations publiques pour assurer un leadership à l’organisation et la faire profiter de ses connaissances pendant le processus de modification de la marque, ce que Mme Ferguson recommande fortement à tous les organismes sans but lucratif qui modifient leur image.
« Je recommande d’avoir recours à un professionnel reconnu et qualifié de l’image de marque pour entamer et diriger le processus et s’assurer que les principales parties intéressées s’impliquent et peuvent participer lorsque cela convient. Un processus bien élaboré comprendra des mesures pour s’assurer que la marque représente bien l’organisation et amène efficacement l’organisation vers un succès plus grand », dit elle.
En plus, Mme Ferguson croit qu’une modification réussie de la marque permet non seulement de revitaliser l’image extérieure de l’organisation, mais aussi son moral interne.
« Habituellement, le processus d’établissement de la marque a de multiples effets sur mes clients, comme l’harmonisation des programmes, la concentration de l’organisation sur ses orientations et buts stratégiques, l’établissement de stratégies ciblées de développement de sources de fonds, une conservation et un recrutement plus efficaces de ressources humaines, une communication claire et concise de la vision et de la mission qui les rend faciles à comprendre et à retenir, et une amélioration du moral et de la cohésion parmi le personnel et les bénévoles », affirme t elle.
Éviter le rejet
Alors quelle est l’erreur la plus flagrante qu’une organisation peut faire en ce qui concerne sa marque?
« La plus grosse erreur que je vois, ce sont les organisations qui traitent l’établissement de la marque comme un projet qui a un début et une fin. On ne peut pas radier l’image de marque de sa “liste de choses à faire”. »
« La plus grosse erreur que je vois, ce sont les organisations qui traitent l’établissement de la marque comme un projet qui a un début et une fin, » répond Mme Ferguson. « On ne peut pas radier l’image de marque de sa “liste de choses à faire”. Tout comme il faut continuellement réviser ou gérer sa mission, il faut réfléchir à sa marque et la protéger pour qu’elle demeure forte. Lorsqu’on ne les gère pas, les marques peuvent finir par être mal interprétées. Il est important de faire preuve de rigueur lorsqu’on établit une marque. Il y a des modèles et processus qui ont été mis au point pour atténuer le risque et l’inexactitude et qui permettent de concevoir, de mettre en œuvre et de gérer une marque forte. »
Mme Walters a les conseils suivants à donner à ses collègues du secteur qui envisagent une modification de leur marque. « Assurez vous de vous donner tout le temps voulu et de faire participer tous les partenaires au processus. Je crois que ce fut une très bonne idée d’inviter des gens de l’extérieur de l’organisation, comme les représentants du secteur de l’entreprise, à participer au processus. Souvent, nous sommes trop proches de l’organisation pour être objectifs concernant la façon dont le public nous perçoit », dit elle. « Nous avons appris que le processus de modification de la marque prend du temps et de la patience et qu’il est impossible de s’entendre à 100 % sur un logo ou un slogan, mais le processus se fonde sur le consensus. »
Point d’intérêt
Pour les personnes que ce sujet intrigue, l’Association of Fundraising Professionals (AFP) mène actuellement un sondage en ligne pour ses membres afin de recueillir de l’information en vue de la publication, en 2009, d’un livre intitulé Building the Nonprofit Brand. Le questionnaire pose des questions qui portent à réflexion sur la façon dont les directeurs actuels d’organismes sans but lucratif perçoivent leurs propres marques et est un exercice amusant de réflexion sur le marketing stratégique pour les personnes qui ne sont pas membres de l’Association.
L’AFP indique que le livre « explorera les principes et pratiques qui sont utilisés pour bâtir des marques puissantes dans le secteur sans but lucratif et sera un guide pratique établi à partir des expériences d’organismes sans but lucratif de grandes marques et de spécialistes de l’image de marque. » Il faut environ 10 minutes pour remplir le questionnaire.
Andy Levy Ajzenkopf est président des services de rédaction professionnels WordLaunch de Toronto. On peut le joindre à .
Les 5 principales règles d’une modification de la marque pour les organismes sans but lucratif
1. Déterminez ce qui motive le changement de la marque.
2. Prévoyez amplement de temps pour le projet.
3. Faites participer toutes les parties intéressées au processus de consultation.
4. Embauchez un professionnel du marketing de la marque pour diriger le processus.
5. Faites une vérification de la marque tous les cinq ans.
Les investissements visent à renforcer le tissu social
Que feraient les collectivités si les organismes de bienfaisance n’existaient pas? Il est impossible d’évaluer exactement quel impact cela aurait, mais la question nous permet d’entrevoir à quel point le secteur sans but lucratif est essentiel à notre qualité de vie.
Les dons faits aux organismes de bienfaisance, dit Tyra Henschel, directrice générale d’Alberta’s Promise, ont des répercussions dans toute la société lorsqu’ils sont bien investis.
Peu d’organisations soutiennent les collectivités depuis plus longtemps que le YMCA, qui a ouvert ses portes au Canada il y a 157 ans.
Malgré sa longévité et sa portée nationale, YMCA Canada demeure, selon son président directeur général, Michael Weil, une organisation communautaire, une fédération de 55 organismes de charité dirigés par des conseils d’administration locaux. « Nous servons maintenant près de 2 millions de Canadiens, mais nous demeurons une organisation communautaire de base populaire qui fournit depuis très longtemps des services innovateurs ayant un impact durable », dit il.
Il fait remarquer, par exemple, que l’établissement d’une école du soir par le YMCA à Montréal afin de permettre aux travailleurs de poursuivre leurs études en soirée a fini par mener à la création de l’Université Concordia.
Aujourd’hui, M. Weil indique que le YMCA cherche avant tout à favoriser la santé et le bien être; à promouvoir le leadership, la formation et l’emploi parmi les jeunes; à encourager le respect de l’environnement; à soutenir les enfants et les familles et à accueillir les nouveaux Canadiens, « afin de répondre aux besoins les plus immédiats du Canada d’aujourd’hui ».
Dans le cadre de son travail au sein d’Alberta’s Promise, une organisation provinciale qui fait le pont entre les donateurs et les organismes de bienfaisance pour aider les enfants, Mme Henschel s’efforce de veiller à ce que les organismes de bienfaisance utilisent les dons avec un maximum d’efficience. En plus d’offrir un perfectionnement professionnel aux organisations partenaires, Alberta’s Promise s’emploie à accroître et à acheminer les ressources de la façon la plus appropriée.
Selon Mme Henschel, en établissant des partenariats avec Enmax Energy et Breakfast for Learning, Alberta’s Promise a aidé de nombreuses sociétés et organisations de bienfaisance à changer la vie d’enfants. Ensemble, ces partenaires aident les enfants de manière à ce qu’ils finissent par devenir des citoyens productifs. C’est à ce moment là, dit elle, que l’on obtient un rendement de l’investissement.
« Ce genre de travail a un impact énorme sur la société, affirme Mme Henschel. Ce travail se fait parce qu’on se préoccupe beaucoup de l’avenir. On se préoccupe de l’économie et des personnes qui occuperont nos emplois dans l’avenir. »
Les personnes qui travaillent avec Vie autonome Canada ont des vues semblables. Plutôt que d’essayer de corriger ou de prévenir les déficiences, cette organisation réduit les obstacles auxquels font face les personnes vivant avec des déficiences, afin qu’elles puissent contribuer pleinement à la société plutôt que d’en dépendre.
Selon la directrice nationale Traci Walters, les 28 Centres de vie autonome faisant partie du réseau de l’organisation sont dirigés par et pour des personnes ayant un large éventail de déficiences. Le but est de permettre aux personnes handicapées d’exercer plus de contrôle sur leur propre vie en leur fournissant des services qui favoriseront leur participation à la société. Il ne s’agit pas de charité, précise Mme Walters. Il s’agit plutôt d’investir dans une main d’œuvre inexploitée, ce qui sera payant sur les plans politique, culturel, social et économique.
« Souvent, on demande aux gens de faire des dons, dit Mme Walters. Maintenant, nous leur demandons d’investir. Et lorsque les gens investissent, ils ont le sentiment de contribuer à quelque chose de plus important, qu’ils soient des individus ou des sociétés. En allant de l’avant ainsi, nous rendons le monde bien meilleur pour ceux qui deviennent handicapés, ou qui vieillissent. Et cela nous arrive à tous. »
Tout commence par des personnes qui s’efforcent d’améliorer et de renforcer les collectivités. Et les collectivités fortes font des sociétés solides, affirme Mme Walters.
Comme tous les organismes de bienfaisance, le YMCA compte sur les dons. « Nous produisons des recettes et recevons certaines sommes du gouvernement, mais les dons de bienfaisance sont essentiels pour nous permettre de fournir des services communautaires abordables », dit M. Weil.
On encourage les donateurs à envisager de donner en gardant l’esprit ouvert
On peut comprendre que les personnes et les organisations veuillent faire des dons à des fins bien précises lorsqu’elles appuient une cause. Toutefois, les fonds avec restrictions, c’est à dire les dons qui sont accompagnés d’instructions précises quant à leur utilisation, peuvent, dans certains cas et par inadvertance, nuire à la capacité des organismes sans but lucratif de soutenir leur cause avec un maximum d’efficacité.
Lorsque les organisations reçoivent des dons assortis de restrictions, explique Linda McGreevy, directrice du développement des ressources à Vie autonome Canada, elles ne peuvent pas utiliser les fonds de la façon qui, selon l’organisation, produirait les résultats les plus efficaces ou les plus valables.
« Le résultat, c’est que l’organisation doit modifier ses priorités pour obtenir l’argent, explique Mme McGreevy. L’organisation pourrait avoir besoin d’argent pour soutenir des services de base, mais elle doit respecter les volontés des donateurs. »
En plus de pouvoir obliger les organisations à modifier leurs buts centraux, dit Mme McGreevy, les dons avec restrictions peuvent causer des problèmes administratifs aux organisations qui finissent par être obligées de gérer séparément de nombreuses petites sommes d’argent.
Au contraire, les dons sans restrictions donnent à l’organisation le droit de décider exactement de quelle façon l’argent devrait être dépensé. Le résultat, poursuit Mme McGreevy, c’est que les efforts de l’organisation peuvent être plus ciblés, stratégiques et efficaces, ce qui est probablement, en fin de compte, ce que les donateurs voulaient de toute façon.
« Toutes les organisations avec lesquelles j’ai eu affaire disent la même chose : nous adorons recevoir des fonds sans restrictions! », dit Mme McGreevy en terminant.











